Entrepreneuriat féminin La Wallonie apporte son soutien

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Le chiffre aurait certainement fait son effet un «8 mars», mais confirme tout de même un déficit structurel du tissu économique national. La participation des femmes dans l’économie marocaine reste très faible (26%). La situation n’a pas évolué depuis 1990. Seulement 10% des entreprises sont détenues par des femmes, selon des statistiques de la Banque mondiale publiées en juin dernier. C’est notamment sur la base de ces minces acquis que l’Association pour la promotion de l’éducation et de la formation à l’étranger (Apefe), organe d’expertise de la Wallonie-Bruxelles, financé par la Coopération belge au développement, a lancé le programme Min Ajliki depuis 2013, en partenariat avec l’Etat marocain, des organismes privés et la société civile. L’objectif est l’amélioration quantitative et qualitative de l’entrepreneuriat féminin dans les régions du Grand Casablanca, Tanger-Tétouan et Meknès-Tafilalet, à travers la création d’incubateurs d’entreprises. «C’est le premier et le seul projet économique dédié exclusivement genre au Maroc et il est sous forme de PPP», explique Benoît Stievenart, administrateur du programme Apefe-Maroc. Le premier partenaire au programme est le ministère de l’Emploi, comme organe porteur, l’Agence nationale de promotion de l’emploi et des compétences (Anapec), en tant que partenaire institutionnel, l’Association des femmes chefs d’entreprises du Maroc (Afem) et Al Amana Microfinance, comme opérateur privé. Trois ans plus tard, en chiffres, Min Ajliki cumule aujourd’hui 903 femmes formées en entrepreneuriat, plus de 1.300 accompagnées dans la pré-création, 97 femmes qui ont lancé leur business et 106 entreprises incubées. S’y ajoutent les 59.000 femmes sensibilisées à l’entrepreneuriat et les 530 staffs des partenaires locaux et nationaux formés. «Sur les premiers mois du programme, nous avons voulu tirer les leçons de l’échec de Moukawalati, en partant du principe que la première des choses à faire était de former des ressources formatives auprès de nos partenaires», explique Stievenart. Parallèlement, le programme a développé avec l’Anapec une plateforme informatique qui permet un suivi automatisé des porteuses de projet sur l’ensemble du Maroc. Au total, sur un budget initial de 5,5 millions d’euros cofinancés à hauteur de 60/40 par les partenaires marocains et la Coopération belge, le programme a été refinancé à deux reprises sur les trois dernières années. Il cumule aujourd’hui une enveloppe de 8 millions d’euros, et table sur 14 millions supplémentaires d’ici 2021. Ce qui devrait porter, à terme, le montant total à 22 millions d’euros (un peu plus de 220 millions de DH). De nouveaux projets d’incubation devraient en effet voir le jour dès cette année, en partenariat avec l’Afem, à Marrakech et Agadir. Un troisième est en projet pour la région de Rabat et ses environs. Ces structures devraient venir renforcer un maillage déjà constitué des sites d’incubation de Casablanca, Tanger (ENCG Tanger) et de Meknès (université Moulay Ismail).

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